A un moment ou un autre, il faut mettre les pieds dans le plat,
être réglos et assumer les conséquences la tête haute. Ça passe
ou ça casse, je n'ai rien à perdre, tout à gagner. On me dis
marche, je cours, on me dis stop, je tape du pieds. On me dis
je t'aime, je répond merde, on me dis merde, je répond je t'aime.
Tel un jeu entre le chat et la souris, une course poursuite où
personne s'essouffle. Mais où le coeur tamponne contre sa
cage d'os et de chaire et résonne dans la tête comme une
minuterie interminable, trouvant un gouffre au bout de cette
course effrénée. Se jouant entre l'amour et la haine, deux
soldats ennemis qui s'attache lors de la chute. La fin est proche,
et mon coeur sature de s'être trop rythmé à cette longue
fuite du réel. Je sent qu'il m'étouffe, je n'entend plus
les cliquetis de ce foutu chronomètre. Mon coeur s'arrache à
ma peau, brise les carreaux et passe par la fenêtre.
Passez-moi le docteur s'il vous plait. Un bien canon, à poil
sous sa blouse blanche, qu'il remête tout ça en place, un peu.
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